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samedi 3 juillet 2021

Jacques Halbronn Anthropocosmologie. Pour un tropicalisme sidéraliste. Contre Kepler

Anthropocosmologie. Un tropicalisme sidéraliste. Contre Kepler/ Par Jacques Halbronn La théorie des ères précessionnelles pose une problématique anthropocosmologique en ce qu’elle conjugue, à sa façon, le Ciel et la Terre. On oublie trop souvent que le Zodiaque comporte une dimension « terrestre » donc anthropologique en ce qu’il s’articule, directement ou indirectement sur le cycle des saisons. Autrement dit, du point de vue de la seule astronomie, aucun balisage de l’écliptique ne fait sens sinon au regard d’un recours à un méta-langage. L’étude de la position du « point vernal » est en ce sens tout à fait typique de l’approche que nous qualifions d’anthropocosmologique puisque cette donnée, comme son nom l’indique, renvoie à l’équinoxe de printemps ( d’où les « primevères ») dans l’hémisphère nord. Selon nous, les astrologues antiques observaient à quelle étoile fixe correspondait le dit « point vernal » et c’est d’ailleurs ce qui les aura mis sur la voie de la précession des équinoxes dans la mesure où il leur importait de savoir , de déterminer à quelle étoile correspondait pour une période donnée le dit équinoxe de printemps. Mais selon nous, une telle démarche devait sous tendre, en son temps, une astrologie planétaire et notamment saturnienne. En effet, Saturne coupe l’axe équinoxial et l’axe sosticial, alternativement, tous les 7 ans environ. (cf L’astrologie selon Saturne, Paris, Ed La Grande Conjonction, 1994 et 1995), ce qui correspond à la dialectique anthropocosmoloique. Dans l’Astrologie selon Saturne, nous avions axé notre recherche sur le seul passage de Saturne sur le point vernal (autour de 0° Bélier), tous les 30 ans environ. En 1979 nous avions dirigé « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau ». Paris, Albatros –Autre Monde. Un « collectif » de plus de 400 pages, à la suite d’un Colloque qui s’était tenu en septembre 1977 au Foyer International d’Accueil de Paris (FIAP) non loin de l’Hopital Sainte Anne et avec le recul, ce volume revêt une nouvelle dimension au prisme de l’anthropocosmologie de par sa dualité/dialectique intrinséque entre le monde des étoiles fixes et celui des saisons terrestres. Autrement dit, nous ne disposions pas à l’époque du « bon » paradigme pour valider le rapport Saisons-étoiles fixes. Au départ, nous accordâmes une importance structurante aux 4 étoiles fixes dites royales, ce qui évitait d’avoir à se soucier de quelque point vernal/axe équinoxial, que ce soit. Mais nos recherches consacrées à Jupiter et à Saturne nous auront permis de distinguer entre un cycle Saturnien axé sur le passage de Saturne sur les équinoxes et les solstices et un cycle jupitérien qui ne dépendait pas directement du cycle de la planéte au sens astronomique du terme mais de son cycle analogique, chronobiologique. Nous abordions le probléme au prisme d’un certain mimétisme, selon lequel le récepteur instrumentalisait le référentiel (cf La pensée astrologique, in L’Etrange Histoire de l’astrologie, Paris, Artefact, 1986) c’est à dite n’en dépendait que dans la mesure de ses besoins. Face au déterminisme cosmique saturnien nous posions la cyclologie jupitérienne de 12 ans, d’origine terrestre. Rappelons que le Zodiaque des constellations n’est que la projection du cycle saisonnier sur l’écliptique et la question des deux hémisphères est secondaire dès lors que l’on raisonne en termes d’axes équinoxiaux et solsticiaux, le printemps et l’automne étant équivalents tout comme l’été et l’Hiver. La problématique de l’instrumentalisation sous- tend l’approche « symboliste » en ce sens que l’influence n’est plus propre à l’émetteur mais au récepteur lequel se programme ou est programmé en conséquence tout comme tel matériau servira au sculpteur par- delà la vocation initiale du dit matériau/ Cela renvoie à notre théologie à trois degrés : le dieu universel, le dieu créateur de notre Ciel et de notre Terre et le dieu jupitérien organisateur de la Cité, de la « Polis ». Depuis notre formulation de 1986, nous avons renoncé à la thèse d’une instrumentalisation du Ciel par notre Humanité et nous situons désormais la dite instrumentalisation anthropocosmologique au niveau du dieu « créateur de notre Ciel et de notre Terre », ne laissant à notre Humanité que le degré inférieur. Dès lors, les tentatives astrologiques ne prenant pas en compte l’anthropocosmologie nous apparaissent comme caduques quand elles adoptent des positions aussi radicale et extrémes que celles d’un André Barbault lequel entend élaborer une astrologie « mondiale » sans la moindre référence au Zodiaque, au cycle saisonnier –sinon sur un plan purement logistique. Pour Barbault, le cycle astrologique serait déterminé par les aspects se formant entre planétes – suivant en cela l’astrologie de Kepler- et non par le passage d’une planéte sur tel ou tel point du Zodiaque. Autrement dit, les seules corrélations intéressant Barbault passent par la formation d’aspects et non par le passage de la planéte sur les axes équinoxiaux et/.ou solsticiaux. En cela, Barbault se démarquait de la théorie des Grandes Conjonctions (d’Albumasar entre autres) qui tenait le plus grand compte du changement de triplicité (Elément) dans les rencontres Jupiter- Saturne. On peut parler dans le cas de Barbault d’une astrologie « hors sol » qui nie la dimension terrestre de notre rapport au Cosmos. C ‘est ainsi que le cycle Saturne-Neptune, chez Barbault, est indifférent au fait que la conjonction se produise dans tel ou tel signe et notamment en signe équinoxial (bélier- balance) ou en signe solsticial (cancer-capricorne), ce qui ne peut que fragiliser ses analyses en ce que celles-ci ne disposent pas d’un dispositif duel nécessaire à toute forme de cyclicité. C’est ainsi que Barbault et ceux qui le suivent se révélent incapables de distinguer entre la conjonction Saturne Neptune de 1989 et celles qui ont suivi ou vont suivre. Or, que peut valoir une prévision qui ne propose pas des cas de figure opposés en alternance ? On a pu croire que Barbault avait touché juste en 1989 mais cela n’aura tenu qu’à une coincidence entre la formation de la conjonction Saturne-Neptune et le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, comme on peut le vérifier dans les éphémérides. En définitive, on a tort d’opposer sidéralisme et tropicalisme., l’un ne se concevant pas sans l’autre et c’est pourquoi nous proposons de parler d’un tropicalisme sidéraliste, ce qui est bien résumé dans l’étude du point vernal dans la théorie des ères précessionnelles. Ce point vernal correspond à la dimension « terrestre » alors que les étoiles correspondent à la dimension « cosmique », les planétes étant l’interface entre ces deux plans sur la base d’une structure ternaire. Barbault dès les années 40 du siècle dernier (cf son Astrologie Météorologique, ed. Niclaus, 1945), avait décidé de jouer la carte de l’alliance unilatérale avec l’astronomie, en faisant allégeance au tout astronomique, excluant tout ce qui relevait de notre monde terrestre. Barbault restera sur cette base tout au long de sa carrière, y compris avec l’indice cyclique (Les astres et l’Histoire. Ed Pauvert, 1967) qui se contente d’étudier les aspects se formant au sein d’un bouquet de cinq planétes « lentes », ce qui d’ailleurs ne fait guère sens pour l’astronomie puisqu’il s’agit d’une cyclicité artificielle n’offrant de surcroit aucun caractère de récurrence comme c’est le cas pour le cycle d’une planéte seule dont la révolution est constante. Barbault sera parvenu à imposer la thèse selon laquelle la notion astrologique de « cycle planétaire » implique la combinatoire de deux corps célestes relevant de notre systéme solaire, évacuant ainsi ipso facto et les étoiles fixes et le cycle saisonnier. Comme le résume Yves Lenoble. « André Barbault étudie non seulement les conjonctions mais également les oppositions, ainsi que deux aspects positifs (les sextiles et les trigones) et trois aspects négatifs (les carrés, les semi-carrés et les sesqui-carrés), ce qui multiplie par six le nombre de périodes à analyser. »( La Découverte de l’Astrologie Mondiale par les cycles Correspondances des cycles avec les grandes étapes historiques mondiales). Ce faisant, c’est la victoire de Johannnes Kepler, à 4 siècle de distance lequel ne jurait que par les aspects. (cf Richard Pellard, « La notion d’aspect chez Kepler au XVIIe siècle » JHB 03 07 21

samedi 26 juin 2021

Jacques Halbronn Présentation de " Paroles d'Astrologues", propos recueillis par Michèle Nucco (en 1996-97)

Paroles d’astrologues », propos recueillis par Michèle Nucci ( 1996-97) Nous envisageons de mettre en ligne prochainement cette enquête peu connue menée par Michèle Nucci., voilà une quart de siècle, auprès de 12 astrologues, de signes zodiacaux divers, ce qui nous fait penser à la collection Zodiaque de Tchou, au début des années 80 . Dans les deux cas, nous avions été choisis grâce à notre signe de naissance, le Sagittaire : Paule Houdaille, Jean-Pierre Nicola, Lynn Bell, Pascale Bergeron, Solange de Mailly-Nesle, Iréne Andrieu, André Barbault (décédé), Luc Bigé, Jacques Halbronn, Joelle de Gravelaine (décédée), Robert Amadou,(décédé) Jacques Berthon (décédé). Une telle entreprise n’est d’ailleurs pas sans rappeler le Nouveau Guide de la Vie Astrologique, paru en 1994 (Ed . de la Grande Conjonction) et qui déjà était constitué par des échanges par le biais de la télécopie et nous y voyons un complément et en fait,Michèle Nucci était la bonne personne pour mener à bien une telle entreprise Une notice (auto) biographique (avec la date de naissance) introduit chaque entretien. En ce qui nous concerne, certains éléments de l’entretien datent quelque peu, à plus d’un titre et cela doit valoir pour d’autres également. Les propos que nous tenions correspondent à la réédition en 1993 de nos Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers) et ne correspondent plus à notre approche actuelle que nous qualifions d’Anthropocosmologie. (cf aussi L’astrologue face à son client, les ficelles du métier, Paris, Ed. La grande conjonction, 1995) Cela reste un panorama sociologiquement très riche de l’Ecole Française d’Astrologie à la fin du siècle dernier., une fascinante entrée en matière au cours de près de 200 pages. A partir des personnalités interviewées, bien d’autres noms apparaissent comme ceux de Daniel Verney, de Dane Rudhyar, Bernard Dumont, René Allendy, Alex Ruperti, Jacques Dorsan, Jean Carteret, Maurice Privat, Yves Christiaen. Il serait bon de retenter une même expérience de nos jours auprès de Denis Labouré, de Patrice Guinard, Roger Héquet, Franck Nguyen, Gilles Verrier, Catherine Gestas, Yves Lenoble, Maurice Charvet, Alain de Chivré, Emmanuel Leroy, Samuel Djian, Catherine Aubier, Didier Geslain, Bernard Blanchet, Béatrice Crozat et quelques autres. Trois questions (se) pose Michèle Nucci : » conception de l’astrologie, où se situe l’astrologie, c’est quoi un astrologue. Mais à chacun de raconter son parcours. JHB 26 06 21

samedi 25 juillet 2020

jacques halbronn L'ASTRO-HOROSCOPIE

L'astro-horoscopie    un nouvel  acteur/outil  de la vie  astrologique
par  Jacques  Halbronn
En 1965, nous avons rencontré le  Droit Constitutionnel - il y a  donc plus d'un demi-siècle-  et peu après nous découvrions l'astrologie. Or, un lien étraoit existe entre ces deux domaines en ce que tous deux s'occupent de l'élection des leaders - en tout cas il en  est ainsi pour l'astro-horoscopie- et également de la  fixation de la durée des mandats, ce qui s'apparente à des phases.
Décrivons briévement  notre  "application"  consacrée aux leaders
Trois particularités  méthodologiques
A    un seul curseur planétaire :  Jupiter
B  un seul facteur du thème natal : l'axe  ascendant descsendant  : conjonction  et  carré. L'Ascendant également appelé  "horoscope"
C  Un  seul  type de personne  ; le  leader   et non le tout venant
Exemple:   21 juillet 2020
L'Union Européenne  valide les propositions  Macron-Merkel  sur la mutualisation des dettes des Etats membres Cela est considéré comme une avancée  considérable dans l"'histoire  du   processus fédéral
Or, Jupiter  transite l'axe  Ascendant  Descendant de Macron,
Jupiter  et  Ascendant Macron  conjoints  fin Capricorne, ce  qui n'a lieu  que tous les  6 ans, conjonction ou opposition
Remarques:  Jupiter ne concerne  que les super-leaders, ceux qui entrainent avec eux d'autres leaders et non des anonymes.
Dans le milieu  astrologique, on notera en 1978  le congrès de l'enseignement astrologique organisé par  Jacques  Halbronn  et six ans plus tard la création du Syndicat national de l'enseignement astrologique, à Lyon  en  1984  suivi de  celle  de la Fedération de l'Enseignement Astrologique avec Denise Daprey, à Orléans  en 1985; Jupiter  est en  78 sur le degré descendant  de Halbronn  puis sur le degré ascendant en 84, sachant qie chaque phase dure 3 ans .En1979, parait Aquarius ou la Nouvelle Ere du verseau  rassemblant une belle brochette d'astrologues, sous les mêmes aspects  Fin 1984  était paru  le  Guide   de la vie  astrologique. En 1986, Halbronn  devient vice président du GERASH puis président. . Trente ans plus tard,  c'est le lancement de la chaine teleprovidence par le même halbronn  dont on trouvera les astralités  comme celles de Macron sur Internet. Jupiter  est conjoint à son ascendant en Capricorne à 18°.  En 1996-97, sortie du Guide  astrologique rassemblant les notices de centaines d'astrologues. Jupiter  est sur l'ascendant  de l'auteur.
Par ailleurs,  en  1992, Jacques  Halbronn  réunit  Patrick  Curry  et Nicholas Campion,  des collégues historiens  dans La Vie Astrologique. il y  a  100  ans,  Paris, Trédaniel. En 1985, il avait fait appel à deux universitaires, Juan Vernet  et Paiul Fenton  dans le Monde  juif  et  l'astrologie,  Milan Arché,  1985?
Par ailleurs,  Halbronn,  pendant une vingtaine d'années, de 1974 à 1995, réunira, dans toute la France et dans les pays limitrophes une centaine de congrès (cf la liste dans le Guide Astrologique 1984 et 1995), sans faire appel aux éléves  en  astrologie.
En 2017  quand  Macron  est  élu, il  ne rassemble que très peu de personnalités de premier plan et  profite du suffrage universel pour  pallier ce handicap. Jupiter est alors en carré de son ascendant,  transitant en balance,  ce qui correspond à un mode mineur pour le leader. Trois ans plus tard, on l'a  vu, Macron  gagne une toute autre dimension.








COPYRIGHT    Editions  de la Grande Conjonction,  juillet  2020






JHB
22. juillet  2020

lundi 8 juin 2015

Les 40 ans du Mouvement Astrologique (MAU) 1975-2015

Le 40 e anniversaire de la fondation du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) juin 1975- juin 2015 Le mois de juin 2015 sera consacré à l'évocation de ces 4 décennies. Chacun est invité à contribué par des témoignages à cette commémoratio qui se terminera par la publication en ligne d'un mémoire global le samedi 27 juin 2015 au Café culturel Le Ballon Rouge, 17, rue Abel Gance à partir de 14h30. M° Quai de la Gare. A 16h, aura lieu un Café Destin, sur le thème ...'Introduction au Symbolisme" animé par Yves Accard. La réunion se terminera vers 20h Contact MAU 06 60 75 52 48
Le MAU a été dès le départ international, comme le montrent ses congrès dès le mois de décembre 1975. Il profite du Manifeste des 186 contre l'astrologie qui suscite des réactions chez les astrologues. Le MAU est dès l'origine couplé avec la Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP), dualité qui n'est pas sans évoquer le masculin et le féminin. Les colloques étant des espaces de débat et les cours des lieux de formation. Viendra un temps où une formule hybride confondra ces deux processus, à partir des années 90 autour d'Yves Lenoble, les colloques étant assimilés à des cours magistraux.

Le MAU est dirigé en 75 par Jacques Halbronn, âgé alors de 27 ans qui avait été vice-président du CIA et secrétaire général de l'ISAR. En 2004, nous avions célébré le 30e anniversaire du Congrès de l'ISAR à Paris, à la Porte Maillot, toute une semaine durant, qui avait été mis en place à l'incitation d'Halbronn .Ce congrès sera le premier d'une vogue ininterrompue de congrès francophones pendant 40 ans. En ce sens, on peut dire que Jacques Halbronn est le père du congrès astrologique français, dans sa forme sinon dans son contenu, lequel aura largement varié..
Les grands moments du MAU
On renverra au DVD L'épopée du MAU, en ligne, document qui fut réalisé il y a déjà 20 ans fin 1995. La synergie avec les Ed. Guy Trédaniel à partir de 1979 et qui aboutira... notamment à la production du Guide de la Vie Astrologique en 1985 dans le cadre des éd. du MAU "La Grande Conjonction". Le Guide apparaissait ainsi comme un complément au Congrès dans une même dynamique de rassemblement"communautaire" dont Halbronn apparaissait comme le leader naturel En 1994, paraitra une nouvelle édition du Guide (GVA),réédité en 1997 En 1979, ouverture du Centre Providence, 8 rue de la Providence 75013 Paris, toujours en activité, où se tinrent notamment les cours de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris et où est installé une bibliothèque et un centre d'archives de la vie astrologique..

En novembre 2004, le 30e anniversaire du Congrès ISAR de 1974, en présence de Julienne Mullette, fondatrice de l'ISAR (International Society for Astrologica Research)fur marqué par un rassemblement extraordinaire des astrologues français dans le XIIIe arrondissement de Paris, à la Maison des Associations, rue Caillaux, une telle concentration de chercheurs aura en fait été un événement unique, immortalisé par la vidéo. En mai 2008, c'est la création de la chaîne Teleprovidence qui vient de feter son septiéme anniversaire
Le mot rassemblement résume parfaitement le bilan du "Mouvement" mais on ne saurait passer sous silence un travail théorique conduit parallélement par Jacques Halbronn et qui accompagne le MAU depuis sa fondation avec pour manifeste "Clefs pour l'Astrologie" aux Ed. Seghers, au début de 1976.(réédition 1994). L'idée centrale d'Halbronn est de rajeunir le modéle astrologique, de le décanter pour parvenir à un nouveau consensus qui se substitue à celui d'une tradition hybride. En ce sens, Halbronn se situe dans la ligne de l'astrologie des années soixante, quand il entra dans ce milieu : les travaux de Gauquelin, de Jean-Pierre Nicola et l'astrologie mondiale d'André Barbault.
Fin 1976, Halbronn publie dans la revue Cosmopolitan dans le numéro de fin d'année, un dossier intitulé Astrologie Sensorielle.qui expose une approche toute nouvelle de l'astrologie, qui renonce au thème natal. Le thème astral est en effet, très tôt, la bête noire d'Halbronn qui travaille sur une astrologie émancipée par rapport à la fois au "thème" et au symbolisme zodiacal", même si lui-même - comme d'ailleurs André Barbault- pu.blie des ouvrages sur les signes.(Tchou-Sand et Solar). Curieusement, Halbronn sera l'éditeur de deux ouvrages consacrés aux régimes horaires, celui de Gabriel (Traité de l'Heure dans le Monde) et celui de François Schneider
Gauquelin, (Problémes horaires résolus en astrologie)

Mais à partir des années 90, la vie astrologique perd de son tonus et l'on en revient au Zodiaque, à un syncrétisme, les nouveautés étant perçues désormais comme des gadgets, notamment à la suite de la fausse prédiction de Barbault pour une troisiéme guerre mondiale dans les années 80. Habronn milite notamment pour l'abandon des nouvelles planétes en astrologie ainsi que pour le recours aux étoiles fixes royales. Dans ses congrès, le MAU accueilera tous les chercheurs originaux, de Nicola à Dorsan, le sidéraliste, de Heckel, le néromanien aux Gauquelins (qu'il éditera l'un et l'autre, Michel et Françoise) sans aucune exclusive..
...
On a du mal à imaginer de nos jours ce qu'a pu être l'émergence du MAU au milieu des années 70. L'on peut parler d'un Age d'Or de l'astrologie d'expression française qui aura marqué les 7 premières années de la création du MAU,en gros du congrès de Paris de 1974 au congrès de Londres de 1981. Plusieurs accords internationaux furent conclus à l'échelle européenne à l'occasion de la présence d'astrologues étrangers dans les congrès ...MAU.Traités avec la Belgique, l'Allemagne et l'Espagne en 78 à Lille, avec la Grèce, l'Italie à Nice en 79. Fédération francophone France-Suisse-Belgique à Bruxelles en 80 etc
Par la suite, le MAU ménera une politique d'implantation provinciale, déjà engagée à Lille, Genéve et à Nice-PACA, dès 78 -80 (avec la création du MASR, Mouvement Astrologique de Suisse Romande) en collaboration avec divers partenaires locaux. Citons notamment: Metz, Toulouse, Tournai (en Belgique), Strasbourg, Nantes,Lyon, Orléans, Amlens, Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon- si l'on s'arrête à 1993.
Le marathon des congrès MAU 1977-1981. Les congrès MAU sont des manifestations de force, du fait d'une certaine faculté de mobilisation. Le congrès de Saint Maximin en juin 78, donc trois ans après la fondation du MAU est en une belle illustration. Faire venir le gratin astrologique près d'Aix en Provence, dans cette Abbaye fut une performance qui réunit un Gustave-Lambert Brahy, un christian Meier Parm, un Ruperti et bien d'autres.... C'est l'occasion de rappeler que Jacques Halbronn se voulait inter-générationnel et international, ce qui donnait un étonnant brassage, animé par quelqu'un qui allait sur ses 30 ans.et dirigeait les débats avec autorité.. A la rentrée 78, le MAU tient les assises de l'enseignement astrologique à Paris, et il en sort un texte qui a vocation internationale. Mais le congrès qui aura peut être été le plus marquant aura été celui consacré en septembre 77 à l'ère du Verseau ne serait-ce que parce qu'un an et demi plus tard paraitrait un gris volume d'actes, "Aquarius ou la Nouvelle ère du Verseau" (ed Albatros-autre Monde)
Trois congrès de conquéte Il a existé une certaine dynamique entre le MAU et diverses associations érangères, ce qui permit d'organiser le congrès de Bruxelles en 1980, avec la complicité du regretté Jacques de Lescaut, le congrès de Lyon en 1984 avec celle de Denis Labouré et celui de Londres en 1981 du fait d'une longue fréquentation des astrologues d'outre Manche. Dans les trois cas, la manifestation fut certainement vécue ave...c des sentiments mélangés comme une forme d'intrusion, la marque en tout cas d'un certain culot de la part d'Halbronn.. Le congrès de Lyon aura des conséquences assez ravageuses pour l'association GERASH (fondé par Patrice Louaisel, un an avant le MAU). Le paralléle entre Halbronn et Louaisel est intéressant car il montre le rôle des jeunes universitaires dans le milieu astrologique dans l'après Mai 68. La politique provinciale du MAU était déjà en soi l'expression d'une volonté de la part d'Halbronn de ne pas abandonner au GERASH l'astrologie provinciale. En 1986, Halbronn devient, à la suite d'une crise interne du GERASH, vice-président puis président de cette association rivale laquelle sera amenée à se saborder, ce qui donnera naissance au CEDRA de Maurice Charvet en 86. Un autre facteur vient compliquer les choses, la guerre des fédérations, celle de Danielle Rousseau(Fédération Francophone d'Astrologie FFA) et celle de Denise Daprey, coachée par Halbronn (Fédération des Enseignants en Astrologie FEA). On peut dire que dans les années 85-87, Halbronn occupe une position centrale dans le milieu astrologique francophone ce qui est confirmé par deux beaux congrès de 87 et 88 à Paris
L'avénement des quadragénaires
A partir de la fin des années 80, on voit l'émergence de trois quadragénaires qui vont parvenir à une certaine maturité: Alain de Chivré, Maurice Charvet Yves Lenoble, tous trois nés au milieu des années 40, tout comme Jacques Halbronn.... Ce qui distingua Halbronn des trois autres personnages, c'est sa précocité. Des biographes diront qu'Halbronn eut un père assez effacé et il parait que cela favorise une maturation plus rapide. Toujours est-il que ces trois astrologues parviennent avec les années 90 à la pleine possession de leur capacités de leader, avec quinze ans de retard sur Halbronn
Les années 90 sont donc marquées par ces trois quadragénaires, Lenoble avec ses Congrès annuels, Charvet avec le CEDRA, et son forum (La Clef) Chivré avec la FDAF. Fédaration des Astrologues Francophones (Astroculture). Halbronn se situe au cours de cette décennies plutôt comme un spectateur. Il publie le Nouveau Guide de la Vie astrologique (dans le cadre d'un DEA à Paris VIII St Denis, en 95) et divers travaux en histoire de l'astrologie, obtient le titre de docteur es lettres en 99(Paris X Nanterre) pour ses recherches sur le prophétisme, publie un Catalogue alphabétique des textes astrologiques (CATAF) sur le site de Patrice Guinard (CURA). En 1994, la Bibliothèque Nationale charge Halbronn d'une exposition au département de la Réserve. Ce sera "Astrologie et Prophétie. Merveilles sans images.' qui fit l'objet d'un catalogue. En tant qu'éditeur (avec Trédaniel) , il publie en 1990 le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra.
Mais avec le nouveau millénaire, de nouveaux défis se présentent avec les télévisions sur le web qui ne sont pas sans nous faire songer aux radios libres des années 80. Roger Héquet lance TV Urania et fait appel aux archives d"'Halbronn, à commencer par le film du Congrès de 2004. Il met en ligne la soutenance à la Sorbonne de son post-doctorat sur Nostradamus. Mais en mai 2008, Halbronn s'est donné les moyens de créer sa propre structure, c'est Teleprovidence qui connaitra deux premières années d'une grande intensité avec un grand nombre de déplacements en province, et dans les différents pays francophones (Belgique, Suisse, Québec). Nos quadragéniaires ne s'engagent pas dans cette voie, laissant au MAU le monopole de ce support qui s'inscrit directement dans la politique de rassemblement du MAU depuis sa fondation. Jacques Halbronn démontre ses talents d'intervieweur. Par ailleurs, Halbronn - dont les travaux traitent depuis longtemps du prophétisme- au niveau universitaire- n'hésite pas à ouvrir son "empire" au monde de la voyance en couvrant notamment le Salon Parapsy. Il y a peu, Halbronn a choisi le nom de "chaîne de la Subconscience". Pour Halbronn, une certaine pratique de l'astrologie individuelle est difficilement dissociable du champ divinatoire. Rappelons ce paradoxe qui veut que Halbronn n'a jamais donné de consultations individuelles, ce qui peut étonner de la part de l'un des leaders historiques du milieu astrologique. qui occupe des fonctions de dirigeant de la "communauté" astrologique depuis 1973, - il y a 42 ans - date à laquelle il était devenu Vice-Président du CIA, poste longtemps occupé par André Barbault. Plus généralement, d'ailleurs, Halbronn refuse de s'enfermer dans le seul créneau de l'astrologie et voit dans l'astrologie un révélateur du clivage social entre hommes et femmes, ces dernières constituant désormais le gros des troupes du public astrologique averti, et se complaisant dans ce qu'il faut bien appeler une contre-culture. En 40 ans, on ne peut que constater le vieillissement et la féminisation du recrutement astrologique, bien incapable d'attirer à lui, comme il l'avait fait, quarante ans plus tôt les jeunes générations de chercheurs.
Halbronn dans le cadre de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris, dans les années 90, aura tenté d'alléger la formation des astrologues praticiens en minimisant le poids de l'astrologie. Il s'oppose au courant personnaliste de Rudhyar et privilégie les approches collectives qui lui semblent correspondre davantage à l'esprit de l'astrologie. En ce sens, Halbronn est d'abord un "mondialiste", tout en ayant développé la notion de cosmothérapie qui permet à un praticien de faire de l'astrologie sans y croire, évitant ainsi le contre-transfert., comme il s'en explique dans la nouvelle édition totalement refondue de Clefs pour l'Astrologie, parue en 1993, toujours chez Seghers. Rappelons à ce propos, que Halbronn aura su représenter l'astrologie auprès du public éclairé, notamment en rédigeant, en 1994 l'article Astrologie de l'Encyclopaedia Universalis.


JHB
08 06 15

mercredi 15 avril 2015

Jacques Halbronn DESS sur le milieu astrologique 1995

LE GUIDE DE LA VIE ASTROLOGIQUE (GVA) - Centre ...
cura.free.fr/xx/20halb14.rtf

 version du DESS de Jacques Halbronn (1995)
Guide de la Vie Astrologique 1985, ...

Jacques Halbronn, Sociologie du milieu astrologique

Sociologie du milieu astrologique :
les cycles de la vie astrologique
par Jacques Halbronn


Par vie astrologique, nous entendons le milieu astrologique, selon une formule que nous avons introduite en 19841 et qui, depuis, a été largement reprise par les uns et par les autres.

Notre propos est ici d’essayer de comprendre astrologiquement ce qui se passe chez les astrologues et comme on dit, les plus mal chaussés ne sont pas ceux que l’on pense. Nous utiliserons bien entendu, pour ce faire, notre propre modèle, celui de l’astrologie axiale.2

Tous les quinze ans, la vie astrologique est marquée par des affrontements, des déchirements susceptibles de laisser des cicatrices durables. Nous étudierons donc le phénomène sur une période d’environ 50 ans, ce qui correspond à quatre moments forts de la vie astrologique française / francophone, correspondant à quatre conjonctions axiales successives.


La période 1956 - 1961

On peut considérer que dans l’histoire du CIA (Centre International d’Astrologie), fondé en 1946, cette période favorisa une sorte d’OPA d’André Barbault (né en 1921) sur les sources vives de cette association. Du fait d’un rapprochement avec les Editions du Seuil, autour de F. R. Bastide, parut alors la collection Zodiaque dont les collaborateurs, sous la houlette de Barbault, vice-président, étaient largement recrutés au sein du CIA.

Par ailleurs, A. Barbault en se rapprochant d’Alexandre Volguine (1904 - 1976), responsable des Cahiers Astrologiques, qui deviendraient ainsi l’organe du CIA, fut ainsi en mesure, par cet autre moyen, de contrôler les membres du CIA, constituant ainsi un Etat dans l’Etat, sans pour autant aboutir à la rupture.


La période 1971 - 1976

Période où certains se détachèrent du CIA (Centre International d’Astrologie) pour créer ou développer leur propre structure, ce fut le cas du CEFA (Centre d’Etude et de Formation en Astrologie), du GERAS (Groupe européen de recherche en astrologie scientifique), du MAU (Mouvement astrologique Unifié), mais aussi de la revue L’astrologue.

Ces différente entités nées dans la mouvance du CIA tendirent à s’autonomiser et à non seulement ne plus dépendre du CIA mais à se mettre en compétition avec lui ou entre elles.

C’est vrai pour André Barbault qui en 1968 avait lancé une revue qui avait vocation à être l’organe du CIA et qui, du fait de conflits avec le CIA, considéra la dite revue comme n’ayant plus de compte à lui rendre. A la place, le CIA fonda la revue Trigone, dirigée par Jacques Berthon (né en 1926), jusqu’à son départ à la fin de 1973 et auquel nous succédâmes, début 1974.

C’est vrai pour Jean-Pierre Nicola (né en 1929), qui fit du CEFA, initialement l’école collégiale d’astrologie du CIA une entité tout à fait distincte et qui prendrait par la suite le nom de COMAC, qui se référe explicitement à l’astrologie conditionaliste.3 Quant à J. Berthon, ancien professeur du CEFA, il fondera sa propre structure d’enseignement, l’ESAP (Ecole Supérieure d’Astrologie de Paris).

C’est vrai pour Patrice Louaisel (né en 1949), qui fit du GERAS, initialement le groupe de recherche - le laboratoire - du CIA, une association Loi 1901 bien distincte, publiant la revue Astrolabe (jeu de mots sur Laboratoire astrologique et sur l’instrument d’observation) , qui se changera en 1982 en Astralis.

C’est vrai pour Jacques Halbronn (né en 1947), vice-président du CIA, qui fonda en 1975 une association, le Mouvement astrologique universitaire, s’appuyant sur une partie des membres du CIA. Le MAU comporta très tôt sa propre école d’astrologie, la Faculté Libre d’Astrologie de Paris (FLAP). Mais la séparation MAU - CIA s’explique par certaines manoeuvres qui aboutirent à ce que J. Halbronn fut délogé de son poste de vice-président.

On pourrait parler à propos des uns et des autres d’une forme de trahison envers une structure qui les avait “nourris” et portés, le CIA, lequel se crut obligé de changer de nom et devint, après quelques péripéties, la SFA (Société Française d’astrologie).


La période 1985-89

Passons à la conjonction axiale suivante qui correspondit sur le plan politique au démembrement non seulement du bloc communiste mais aussi du bloc soviétique. La structure qui à l’époque fut l’objet de perturbations internes, était le GERASH, contrôlé par Maurice Charvet (né en 1947). Comme le CIA, à une certaine époque, cette association avait su attirer des compétences, se constituant ainsi un réseau de responsables locaux. Il semble que P. Louaisel, le fondateur du GERASH ait fait sécession au profit de la FEA (Fédération des Enseignants en Astrologie), qui regroupait nombre des dits responsables, comme Denise Daprey, la présidente (née en 1925) ou Alain de Chivré (né en 1946) eux-mêmes ayant contribué à la tenue de congrès du MAU.

Mais ce n’était pas fini : Jacques Halbronn, par ailleurs responsable du MAU, mais proche de Charvet qui l’avait pressenti pour la vice-présidence du GERASH, du fait des conflits internes au sein du GERASH allait se retrouver à sa tête, ce qui conduira assez vite à des manoeuvres d’auto-dissolution du GERASH. Dans la foulée, M. Charvet créera une nouvelle association, le CEDRA (centre d’étude, de documentation et de recherche en astrologie) au profit de laquelle se prononça l’assemblée générale extraordinaire du GERASH réunie à Lyon, en ce qui concerne ses biens matériels, sans qu’il y ait continuité juridique entre les deux associations. La transmission des dits biens fut, par ailleurs, des plus laborieuses.

Il conviendrait de replacer dans ce contexte, la création de la Fédération Française d’Astrologie (FFA) en 1984 qui, présidée par Danièle Rousseau (née en 1944) se disloqua assez vite, lors de la conjonction axiale.

Là encore, on peut évidemment parler de trahisons entre personnes supposées liées entre elles et des clivages datant de cette époque ou de l’époque antérieurement décrite pèsent sur la vie astrologique actuelle.

On notera qu’à partir des années Quatre Vingt, il n’y a plus d’apport d’une certaine jeunesse comme dans les deux phases précédentes. Les quadragénaires (nés dans les années Quarante) verrouillent le pouvoir et découragent les nouvelles vocations. Une seule exception notable, mais qui ne concerne qu’Internet, est le cas de Pätrice Guinard, né en 1957 mais qui ne parvint à lancer sa structure, le CURA (Centre Universitaire de Recherche en Astrologie, 1999) qu’à quarante ans passés, soit prenant son envol à un âge sensiblement plus tardif qu’un André Barbault, un Patrice Louaisel ou un Jacques Halbronn.


La période 2001 - 2003 et plus

La période actuelle est symbolisée au niveau politique par les tiraillements au sein du camp occidental et notamment entre France et Etats Unis. Les Américains se sentent trahis, puisqu’ils n’ont pas été suivis par Jacques Chirac.

En ce qui concerne, plus modestement, la vie astrologique, on signalera la création en 2001 de la FAES (Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud), ce qui est une façon de s’opposer aux astrologues de l’Europe du Nord, jugés par trop dominateurs et condescendants par rapport aux astrologues méditerranéens. La FAES fut constituée en Grèce avec des représentants italiens, français et espagnols. Mais quinze ans plus tôt, un même processus avait été lancé par Jacques Halbronn, la FIMA (Fédération Internationale Méditerranéenne d’Astrologie).

Mais la FAES qui au congrès de Montpellier (juin 2002) avait su rassembler nombre d’associations françaises fort différentes allait assez vite connaître des troubles internes, notamment avec le retrait du CEDRA de Maurice Charvet lequel représentait, avec Y. Lenoble, la France au sein de la FAES d’origine. Nous avons pour notre part représenté à Andorre, en 2001, la FDAF (Fédération des Astrologues de France) d’Alain de Chivré, lors d’un colloque rassemblant des responsables français et espagnols de la FAES mais par la suite, nous avons pris nos distances avec A. de Chivré. Or, le CEDRA est parti officiellement en raison des positions doctrinales de la FDAF, jugées inacceptables, notamment en matière prévisionnelle. Le “couple” Lenoble-Charvet ne fonctionne plus comme avant. Il semble aussi que, par la suite, de graves dissensions se soient manifesté entre membres catalans (Barcelone) de la FAES, comme Ernesto Cordero (né en 1940) et Jaume Martin, responsable de la revue Mercurio - 3.

En outre, le Salon annuel de l’Astrologue de F. Santoni (Auréas), proche de Lenoble et de Charvet, semblerait également faire l’objet de forces centrifuges au niveau de ses exposants. Il est évidemment trop tôt pour faire le bilan de cette nouvelle phase de conjonction axiale qui va susciter des changements dans le paysage astrologique, lequel désormais implique des enjeux au niveau d’Internet. Emblématique du climat conjonctionnel actuel, l’arrêt, inattendu, en 2003, de la parution de la revue L’Astrologue, fondée en 1968 par A. Barbault, dans le cadre des Editions Traditonnelles (ex Ed. Villain et Belhomme, ex Ed. Chacornac).

A contrario, en dehors de ces phases, on assistait à des périodes favorisant l’émergence de nouvelles structures qui ne correspondaient pas à des sécessions mais bien plutôt au dépassement de certains clivages, c’est le phénomène de la quadrature axiale Mais de telles structures sont fragiles et tôt ou tard, en phase conjonctionnelle, elles risquent fort d’être victimes de leurs contradictions internes.

Le milieu astrologique n’échappe pas aux secousses qui parcourent le monde et ce qui se passe à une certaine échelle peut se retrouver à une autre, ce qui est à la base d’une bonne méthodologie des études des rapports entre hommes et astres.


Jacques Halbronn
Paris, le 28 avril 2003

Notes
1 Cf. Guide de la vie astrologique, Paris, Trédaniel, La Vie astrologique, deux vol., Paris, Trédaniel, 1992 - 1995. Retour

2 Cf nos études sur ce sujet sur le Site Ramkat.free.fr et sur la revue en ligne Etoile & Planète. Retour

3 Cf. notre Guide astrologique, Paris, Ed. O. Laurens, 1997. Retour

Serge Bret-Morel Le milieu astrologique selon Jacques Halbronn

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME
PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE
Astrologica


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Le milieu astrologique
Remarque préliminaire : ces pages n’ont aucune prétention sociologique, l’auteur ne disposant pas de formation dans ce domaine, on conseillera au lecteur d’y voir plutôt un témoignage de l’intérieur du dit milieu…
Le sociologue qui n’en connaîtrait pas encore l’existence, sera heureux de découvrir le mémoire de DESS (1995) soutenu à Paris VIII par l’un des très rares astrologues disposant d’un post-doctorat, Jacques Halbronn. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres, travail dirigé par Yves Lecerf, constitue « un témoignage indispensable car unique en son genre » selon les propos de Patrice Guinard.
Comme on en a présenté l’idée dans la catégorie Rhetorica (la diversité des thématiques comme 1er obstacle aux débats), la multiplicité des thèmes sur lesquels on peut interroger, discuter, contester ou défendre l’astrologie constitue une facette à part entière de sa complexité. Il pourrait même y avoir des spécialistes pour chacun de ces thèmes. Or, on comprendra que les compétences requises pour espérer maîtriser un domaine aussi vaste sont impossibles à réunir aujourd’hui. Ceci a des implications directes sur les représentations de l’astrologie de chacun, celles des astrologues en particulier, souvent encore autodidactes. Nous pourrons donc comprendre un peu mieux la forme des débats sur l’astrologie et un certain manque de profondeur, en remarquant que, quand il n’est pas autodidacte, la formation de l’astrologue praticien se fait sur un faible nombre d’heures, n’impose pas forcément un travail théorique, n’est pas assurée par des enseignants chercheurs reconnus. Mais aussi que la profession d’astrologue n’est pas réglementée par un organisme officiel, qu’il n’y a pas d’enseignement commun, qu’il n’existe pas non plus de publication de référence dans le monde astrologique. Il faut voir ce milieu, en fait, d’abord comme un milieu associatif dans lequel de nombreuses revues sont certes publiées, mais toujours à un petit nombre d’exemplaires (quelques dizaines en général). La « recherche » astrologique se fait donc au sein de petits cercles qui en général ne communiquent pas entre eux, et toujours en dehors des milieux de la recherche officielle. Aucun discours commun n’est donc vraiment possible. De plus, la « recherche » astrologique reste toujours orientée, limitée, voire prisonnière, de la recherche de sens, même quand elle se réfère aux statistiques (qui sont là pour alimenter le débat, non pour fonder, ou permettre un tri parmi les interprétations astrologiques…), etc.
En général, on voit ici et là la communauté astrologique décomposée en deux catégories, astrologie populaire et astrologie savante, afin de rendre compte des pratiques astrologiques selon la noblesse de leurs questionnements ou de leurs ambitions. Ces deux catégories sont aptes certes, à permettre la distinction entre l’horoscopie médiatique (ou astrologie collective, fataliste et hyper simpliste, véhiculée et littéralement maintenue en vie par les médias) de l’astrologie traditionnelle (plus individuelle et propice à des questionnements plus élaborés). En général, les membres de l’astrologie savante y rejettent tout ce qui touche à l’astrologie horoscopique. En général… car le docteur en sociologie Elizabeth Teissier constitue une exception à la règle qui n'est probablement pas la seule. Mais qui a touché un peu à la critique sait très bien qu’il ne suffit pas de rejeter l’astrologie médiatique pour pouvoir échapper aux pires superstitions, et que des astrologues touchent donc aux deux...
Mais il ne faut pas non plus galvauder l’appellation « savante », laquelle doit renvoyer effectivement à un certain savoir, mais aussi (surtout ?) à certaines compétences théoriques. Or, si l’on ne définit pas l’astrologie savante par ses bonnes intentions spirituelles ou causales, mais aussi par la sanction de diplômes de 2ème ou 3ème cycles universitaires, on verra alors que la grande majorité des astrologues « savants » ne peuvent plus prétendre à cette catégorie. C’est pourquoi le partage entre astrologies savante et populaire ne permet certainement pas de rendre compte de la variété du milieu astrologique. Si l’on souhaite conserver ces catégories, alors il faut en introduire une troisième, intermédiaire, l’astrologie disons « cultivée ». Car il ne suffit pas « d’avaler des bouquins » et de méditer longuement sur les malheurs du monde ou la nature de l’âme humaine pour pouvoir développer des questionnements complexes et rationnels sur l’astrologie.
L’astrologue cultivé, non rompu à la Recherche au sens universitaire du terme, reste prisonnier de bien des contresens et des mythes relatifs à l’usage de la raison (sur les origines et l’histoire de l’astrologie aussi). C’est pourquoi l’astrologie « savante » en France ne doit plus compter bien plus qu’une dizaine de représentants engagés (ou qui ont fait leur coming out, si l’on préfère…), alors que l’astrologie « cultivée » elle, en compte des légions. « Les astrologues savants » au sens habituel du terme, sont en fait pour la plupart, bien plus proches de l’astrologie populaire que d’une astrologie savante au sens par exemple du manifeste de Patrice Guinard (docteur en philosophie). Ses conclusions sont certes discutables, mais aussi bien plus élaborées que ce que l’on trouve ailleurs. La semi-érudition qu’Adorno fit ressortir de son analyse d’une rubrique horoscopique nous semble très bien correspondre à « l’astrologie cultivée » dont nous venons de parler, une astrologie sincère mais limitée dans sa méthodologie. L’astrologie n’a peut-être plus rien à apporter au monde, ce pourquoi selon les sceptiques il n’est pas étonnant qu’elle ne progresse pas, mais ne faut-il pas voir là aussi la conséquence nécessaire d’une population de chercheurs hyper réduite ? Il est bien sûr tentant de voir là le résultat des révolutions scientifiques successives que nous venons de traverser depuis quelques siècles, le rejet, l’isolement et finalement l’immobilisme de pures croyances. Pourtant, l’astrologie présente cette particularité de dépendre d’un complexe outil mathématique qui lui, peut donner lieu à un examen rationnel désacralisé. C’est ce que nous tentons de faire sur ce site, comme on l’a expliqué sur notre page de garde et dans notre présentation (Pourquoi un tel site ?). L’immobilisme de l’astrologie ne saurait donc être expliqué par la seule conséquence de fondements obsolètes tant que cet examen n’aura pas été achevé… il faut chercher les raisons pour lesquelles l’astrologue échoue à cela. Nous pourrons renvoyer le lecteur vers divers pages de notre site pour des réponses originales à cette problématique : sur la question de l’universalité de l’astrologie comme néfaste ciment théorique, la pratique comme ciment quotidien bien sûr, mais aussi l’astrologie comme limitée en tant que savoir-faire, tout cela dans les autres sous-catégories de la présente catégorie Astrologica.
Ces catégories générales d’astrologie savante et populaire ne permettent donc de rendre compte que dans les grandes lignes de la forme des débats présents au sein de la communauté astrologique, et en aucun cas de la si grande diversité de sa population. C’est pourquoi nous proposons un autre type de démarcation selon l’engagement de la personne vis-à-vis de sa croyance : quelles sont les proportions de la pratique et de la théorie dans le quotidien du croyant et les conséquences qui en découlent pour son discours ? Nous avons déjà argumenté sur le fait que nous considérons le théoricien comme le grand absent des débats sur l’astrologie (hors sceptiques), le métaphysicien et le praticien astrologues étant prisonniers des questions du sens (voir pour cela la page de la catégorie Rationalis ainsi que Quelques conséquences de l’indépendance des fondements et des pratiques). Or, si les thématiques à explorer sont si nombreuses et si diverses pour espérer avoir un certain recul sur les débats concernant l’astrologie, et donc sur sa croyance, on comprendra que l’investissement personnel vis-à-vis de l’astrologie est une donnée fondamentale pour espérer comprendre comment on peut tenir des propos si variés, voire si contradictoires à son sujet. Au lieu de chercher de nouvelles contradictions et limites à l’astrologie ou à répéter les mêmes arguments sans faire vraiment la distinction entre ceux qui sont justes et ceux qui sont faux, n’est-il pas plus intéressant de se demander comment le croyant aborde ces complexes débats et ce qui en découle ?
Astrologues, astrologisants, astrophiles et astrogogos : un autre aperçu de la communauté astrologique nous permettra de donner un autre aperçu de la population composant l’abstraite « communauté astrologique »… On y verra encore pourquoi il est si difficile pour la critique de toucher l’astrologue ou l’astrophile commun non formé vraiment à l’argumentation rationnelle. La diversité des profils astrologiques empêche l’impact direct de la critique quand, au contraire, elle touche facilement ceux qui acceptent de placer la théorie avant la pratique, la raison avant le contact empirique du terrain…
Serge BRET-MOREL
le 16 juillet 2009

Jacques Halbronn, Le milieu astrologique. DESS 1995

Soutenance en Ethnométhodologie de Jacques Halbronn ...




â–¶ 7:06

www.youtube.com/watch?v=kjUE4huZ8vg

15 janv. 2014 - Ajouté  par Halbronn Jacques TELE DE LA SUBCONSCIENCELe milieu astrologique ses structures et ses membres DESS Paris VIII 1995.

TELEPROVIDENCE, LE MULTIMEDIA NUMERO 1 DE L’ASTROLOGIE ET DES ASTROLOGUES FRANCOPHONES DEPUIS 2008: Le Livre blanc de l'astrologie de Jacques Halbro...

TELEPROVIDENCE, LE MULTIMEDIA NUMERO 1 DE L’ASTROLOGIE ET DES ASTROLOGUES FRANCOPHONES DEPUIS 2008: Le Livre blanc de l'astrologie de Jacques Halbro...:   ...

Café Destin

CAFÉ-DESTIN

SAMEDI 25 AVRIL 2015
à 15h00

Au café culturel Le Ballon Rouge
17, rue Abel Gance  Paris 13e
(Métro 6 Quai de la  gare ou bus 89)


NOSTRADAMUS

PRÉSENTATION DE JACQUES HALBRONN,
DOCTEUR ES LETTRES.


Deux enseignements peuvent être tirés d'une étude du corpus Nostradamus. D'une part comment on fabrique des quatrains  et la question  des sources et  de leur emploi, le passage de la prose aux vers, et d'autre part comment on fabrique de fausses éditions antidatées pour conférer plus de crédit à un texte en inventant de fausses chronologies…


Entrée libre
avec consommation requise

SAMEDI 4 avril